Étude du lien entre la pollution lumineuse et la santé des populations

 

Martin Aubé

Cégep de Sherbrooke

 

Domaine : Environnement

Programme de recherche pour les chercheurs de collège

Concours 2017-2018

Plusieurs études ont trouvé des liens avérés ou probables entre la lumière artificielle nocturne (LAN) et le risque lié à certaines maladies. Ces liens furent identifiés sous un régime d'éclairage à dominante jaune et avec des images satellitaires aveugles à la lumière bleue qui détectent seulement la lumière dirigée vers le haut. Nous savons maintenant que la composante bleue de la lumière occupe un rôle important quant à la perturbation du cycle circadien chez l'humain. Avec l'arrivée massive des systèmes d'éclairage à DEL blanche à haut contenu en bleu, il est probable que l'incidence de la LAN sur la santé soit significativement augmentée. Nous disposons de deux outils uniques permettant de déterminer la quantité et le spectre de la LAN directe et diffusée.

Le premier est un modèle de transfert radiatif multispectral alors que le second est l'indice de suppression de la mélatonine. Grâce à ces outils, il est possible d'estimer la quantité et le spectre de la LAN susceptible d'entrer par les fenêtres des habitation sur de larges territoires géographiques. Ceci représente une amélioration majeure par rapport au fait de ne considérer que la lumière jaune dirigée vers l'espace. L'objectif du projet est de vérifier la présence ou non de corrélations significatives entre la quantité et/ou le spectre de la LAN au niveau des fenêtres des habitation et l'occurrence de divers problèmes de santé. Pour y arriver, nous combinerons nos outils avec d'imposantes bases de données épidémiologiques, touchant de vastes populations, récoltées par le centre de recherche sur la santé globale de Barcelone (ISGlobal) et par l'Institut National de Santé et Recherche Médicale en France (INSERM).