Évaluation du potentiel de la phagothérapie pour prévenir la mammite à partir d'un modèle murin

 

Jean-Pierre Roy

Cégep de Sherbrooke

 

Domaine : ressources naturelles

Programme de recherche pour les enseignants de collège

Concours 2011-2012

La mammite bovine à S. aureus entraine d'importantes pertes économiques pour les éleveurs. Cette bactérie dispose de stratégies et de facteurs de virulence qui lui permettent de persister dans la glande mammaire et y provoquer des infections qui deviennent chroniques. L'inconvénient majeur de cette bactérie est de présenter une résistance aux traitements antibiotiques. Face à cette résistance, de nouvelles approches prophylactiques/thérapeutiques doivent être envisagées.

Certains chercheurs ont fait l'essai de bactériophages, ou phages (virus tuant les bactéries) comme agent thérapeutique contre la mammite à staphylocoque chez la vache. L'administration intramammaire de ces virus n'a pas amené la disparition de S. aureus. Cet échec du traitement pourrait être dû à une réponse rapide du système immunitaire de la glande mammaire, qui a éliminé rapidement le bactériophage. D'autres recherches sur la thérapie par les phages tendent à démontrer que ces virus sont moins sujets aux attaques du système immunitaire lorsqu'ils pénètrent un organe par les voies sanguines plutôt que par une application directe sur une muqueuse infectée. Ils auraient ainsi plus de chance d'agir.

Notre projet consiste à tester l'efficacité de différents modes d'administration de phages pour contrer la mammite à S. aureus. Nous testerons l'administration de phages par voie orale, intrapéritonéale et intramammaire, pour comparer l'efficacité prophylactique et curative de chaque mode d'administration. Pour éviter les coûts exorbitants liés à l'utilisation de vaches en recherche, nous utiliserons un modèle murin pour l'expérimentation.