Évaluation du potentiel de la phagothérapie pour prévenir la mammite bovine à partir d'un modèle murin : comparaison de l'efficacité de différentes voies d'administration et de différents bactériophages

 

Jean-Pierre Roy

Cégep de Sherbrooke

 

Domaine : ressources naturelles

Programme projet de recherche pour les enseignants de collège

Concours 2014-2015

La mammite bovine à Staphylococcus aureus se caractérise habituellement par une infection subclinique difficile à éradiquer, en raison du développement d'une résistance aux antibiotiques. Une nouvelle approche curative a été testée, soit l'utilisation de bactériophages (ou phages), des virus qui ne s'attaquent qu'aux bactéries. Des essais d'infusion intramammaire de bactériophages ont été faits sur des vaches, avec des résultats mitigés.

Certaines études ont démontré une meilleure efficacité des phages lorsqu'administrés de façon systémique plutôt que locale. Nous voulons donc tester différents modes d'administration de phages, notamment par voie intraveineuse, afin d'en comparer l'efficacité prophylactique et curative face à l'infusion intramammaire. Nous avons déjà amorcé des travaux dans ce sens en faisant d'abord une étude préliminaire de pharmacocinétique sur des souris (modèle pour la mammite). Nous avons établi que l'administration IP de nos phages permet de les retrouver en circulation à de bonnes concentrations et que certaines familles de phages semblent persister plus longtemps en circulation, ce qui représente un avantage dans la perspective où on les utiliserait à des fins prophylactiques ou curatives. La voie orale ne semble pas fonctionner, même après avoir neutralisé l'acidité gastrique.

Nous reprendrons donc les essais pharmacocinétiques par voie orale en utilisant cette fois des phages enrobés dans une matrice protectrice (alginate de calcium). Cette demande est en continuité avec un projet ayant bénéficié d'une subvention du FRQNT.