L'habileté pour le traitement des visages est-elle causée par l'utilisation d'informations visuelles spécifiques?

 

Frédéric Gosselin

Université de Montréal

 

Domaine : organismes vivants

Programme projet de recherche en équipe

Concours 2014-2015

Les différences individuelles d'habileté à traiter les visages sont considérables. À un extrême, il y a les prosopagnosiques développementaux qui n'ont subi aucune lésion cérébrale mais qui traitent les visages avec une telle inefficacité qu'ils peinent à reconnaître ceux de leurs proches. À l'autre extrême, il y a les « super-recognizers » qui oublient rarement les visages des gens qu'ils ont rencontrés, même brièvement.

Malgré l'intérêt croissant pour la recherche sur les différences individuelles en traitement des visages, les causes de ces variations demeurent inconnues. Nous croyons que l'information faciale utilisée par un individu pour reconnaître les visages cause son habileté. Nous testerons cette hypothèse de la manière suivante : Objectif spécifique 1 : Déterminer l'utilisation de l'information dans une tâche « Bubbles » de reconnaissance de visages de célébrités chez des prosopagnosiques développementaux, des participants normaux et des super-recognizers. Objectif spécifique 2 : Changer l'utilisation de l'information de sujets normaux pendant la tâche de reconnaissance de visages de célébrités pour qu'elle ressemble davantage à celle des prosopagnosiques développementaux ou à celle des super-recognizers au moyen d'une nouvelle procédure de conditionnement opérant et vérifier si ces changements d'utilisation de l'information causent des changements de performance. Objectif spécifique 3 : Répéter les objectifs spécifiques 1 et 2 pour des tâches de détection, de discrimination du genre et de reconnaissance d'expressions.