La revégétalisation comme outil d'intervention et de rétablissement des services écosystémiques sur les sites miniers non-acidogènes

 

Chercheur responsable

Sébastien Roy, Université de Sherbrooke

 

Domaine : environnement

Programme projet de recherche orientée en partenariat : développement durable du secteur minier (1er concours)

Concours 2013-2014

Durée du projet : 3 ans

Budget total accordé au projet : 299 749 $

Partenaire financier

  • Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

Partenaires du projet

  • Centre technologique des résidus industriels (CTRI)
  • Centre Jardin Lac Pelletier
  • ArborInnov Inc.
  • AEF Global Inc
  • Century Iron Mines Corporation
  • Conseil National de Recherche Canada
  • Roche

Équipe de recherche

  • Charles Greer, Université McGill
  • Damase Khasa, Université Laval
  • Sébastien Roy, Université de Sherbrooke

Le secteur minier est en pleine expansion au Québec et au Canada. Ce secteur essentiel de l'économie canadienne fait actuellement face à une compétition internationale féroce qui l'incite à optimiser ses coûts d'exploitation afin de rencontrer le seuil de rentabilité dans un contexte de faible valeur des métaux sur les marchés. Ceci est particulièrement vrai pour le secteur aurifère, avec le prix de l'or en chute. Parallèlement aux mines en opération, nous devons aussi, collectivement gérer les sites miniers orphelins. Dans tous les cas, les coûts associés à la gestion de ces résidus sont difficiles à assumer compte tenu de l'échelle des perturbations dont il est question. De 2010 à 2013 notre équipe multidisciplinaire a amorcé le développement de techniques pour la revégétalisation des résidus stériles (roc), ainsi que les résidus fins non-acidogènes retrouvés sur la Mine Sigma (Val-d'Or).

Le projet soumis au FRQNT (Programme en partenariat) aura pour but de bâtir sur les succès du projet précédent et achever le développement de pochettes de plantation biodégradables employées pour revégétaliser la halde de résidus stériles sans avoir à préparer (amender) le terrain. Nous étudierons également des microorganismes isolés précédemment, lesquels colonisent l'intérieur des racines des arbustes pionniers (aulne crispé, aulne rugueux) et les conifères (pin gris, épinette blanche). Les effets synergiques de ces bactéries (Frankia sp et d'autres genres), ainsi que des mycètes endo- et ectomycorhiziens sur la croissance des végétaux en résidus miniers seront étroitement étudiés, puis exploités. L'approche de revégétalisation que nous préconisons se base sur l'initiation de la succession végétale, une approche peu coûteuse et durable. Celle-ci repose sur un assemblage primaire de microorganismes et plantes pionnières (entre autres) pour initier le développement de ces écosystèmes perturbés. Le retour graduel et autonome de ces écosystèmes doit être évalué et caractérisé sur la base du développement de la microflore de la rhizosphère des plantes introduites. Nous effectuerons donc une étude métagénomique et métatranscriptomique globale pour décrire les fonctions microbiennes contribuant au conditionnement des résidus miniers.

Nos activités incluront des essais de croissance de végétaux en conditions contrôlées, ainsi que des essais sur le site minier Sigma. Ces essais terrains nous permettront d'expandre notre savoir-faire. Les plantations mixtes, l'atténuation du stress des végétaux par le contrôle de l'érosion éolienne seront, entre autres, testées. Le projet a été conçu de manière à répondre à une question pratique pressante pour notre partenaire industriel, tout en cherchant des explications qui nous permettront
d'améliorer, de manière raisonnée, les phytotechnologies basées sur ces plantes pionnières et leurs microsymbiontes.

Appel de propositions

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