Partager les informations avec les communautés par l'indice du risque social

 

Chercheur responsable

Michel Jébrak, Université du Québec à Montréal

 

Domaine : ressources naturelles

Programme projet de recherche orientée en partenariat : développement durable du secteur minier -Volet - Perception sociale de l'industrie minière et acceptabilité sociale des projets miniers

 

Concours 2015-2016

Durée du projet : 2 ans

Budget total accordé au projet : 150 000 $

Partenaire financier

  • Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

Partenaires du projet 

  • Association de l'exploration minière du Québec
  • Goldcorp

Équipe de recherche

  • Suzanne Durand, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
  • Corinne Gendron, Uniiversité du Québec à Montréal
  • Christophe Krolik, Université Laval
  • Valerie Lehmann, Université du Québec à Montréal
  • Charles Séguin, Université du Québec à Montréal
  • Ivan Tchotourian, Université Laval
  • Stéphanie Yates, Université du Québec à Montréal

Objectifs

L'évaluation du risque social d'un projet minier doit se faire de manière précoce, dès que les grandes lignes industrielles sont esquissées, mais avant qu'elles ne soient figées. Nous développerons un outil de communication commun entre les explorateurs miniers, les investisseurs, les communautés et les gouvernements, afin d'identifier les points à bonifier dans un projet minier et de minimiser les risques pour toutes les parties prenantes. Nous avons développé jusqu'ici un indice partiel pour le Québec. Sur cette base, nous proposons : - une extension de l'outil d'analyse du risque social, prenant en compte les aspects juridiques et politiques liés à différentes juridictions, et permettant des comparaisons avec des projets miniers canadiens et scandinaves; - l'utilisation d'internet pour démocratiser l'accès à l'information et mieux accéder à la perception des parties prenantes.  Résultats attendus : Le projet proposé fera progresser notre compréhension du système projet minier/communauté dans deux directions. A) En élargissant les facteurs considérés aux volets juridiques et politiques, on comprendra mieux leur rôle dans l'acceptabilité sociale d'un projet. B) En recourant à une approche de web participatif, le projet collectera des données sur les perceptions individuelles. La rétroaction obtenue à partir des réponses des usagers permettra aux chercheurs de mieux comprendre les perceptions du public pour des projets miniers précis. Le projet permettra de développer une méthode pour analyser de manière organisée les risques sociaux d'un projet minier. La plateforme web interactive offrira un outil accessible à tous pour décortiquer un projet minier et déterminer ses aspects les plus conflictuels. Bien que l'indice mette l'accent sur les aspects risqués des projets miniers, les informations rassemblées sur le site web permettront de contextualiser les risques.

 

Retombées escomptées

Le projet permettra de faire un bilan comparatif de plusieurs projets miniers dans différentes juridictions. On pourra ainsi faire la part de ce qui est relatif à la variation des juridictions, au rôle des communautés, aux dynamiques communicationnelles, etc. Ce type de travail a été très peu réalisé à l'échelle internationale. Il offre un point de vue différent par rapport aux travaux faits sur l'Australie,  l'Amérique latine ou les États-Unis. Le projet permettra ainsi une contribution scientifique novatrice à un domaine épistémique en émergence,  tout en consolidant l'équipe multidisciplinaire formée autour de celui-ci.  L'établissement d'une démarche analytique sur les enjeux miniers permet aux différentes parties prenantes de trouver un terrain objectif de discussion,  voire de mieux structurer les différents enjeux du débat. L'indice de risque social peut ainsi servir d'outil de dialogue et de vulgarisation scientifique en offrant à tous et chacun des éléments d'information et des liens documentaires sur l'industrie minérale. 

 

Appel de propositions

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