Potentiel de dissolution biologique des phosphates par les mycorhizes et les microorganismes associés pour satisfaire les besoins en phosphore des plantes à partir des minerais du Québec

 

Hani Antoun

Université Laval

 

Domaine : organismes vivants

Programme projet de recherche en équipe

Concours 2010-2011

Le phosphore est un élément essentiel à la vie. Pour nourrir la planète, l'agriculture doit produire des récoltes très exigeantes en phosphore (P). Ainsi, plus de 85 % des phosphates sont utilisés en agriculture. Cette grande consommation est liée au fait que la majorité du P soluble ajouté n'est pas utilisé par les plantes et il s'accumule dans le sol sous forme insoluble. Malheureusement, les minerais de phosphates de qualité supérieure sont rares et les dépôts de minerais seront en voie d'épuisement à partir de 2030. L'extraction, la transformation et le transport des phosphates pour produire des engrais solubles, représentent aussi des coûts énergétiques énormes et constituent une source de pollution considérable. Il est donc très important d'utiliser un système d'agriculture durable qui diminuera l'utilisation des engrais de P solubles. À cette fin, on doit mettre à profit les réserves importantes de P dans les sols, avec un système d'agriculture biologique permettant l'utilisation directe des minerais de P.

La réalisation de ces systèmes agricoles est possible si l'on met à profit l'activité des mycorhizes, une symbiose naturelle unissant les plantes et des champignons du sol. Cependant, il y a beaucoup d'indices que ces champignons très efficaces à absorber le P du sol ou des minerais de P, fonctionnent mieux lorsqu'ils sont en étroite association avec des bactéries bénéfiques qui leur sont spécifiques. Cette équipe de recherche va utiliser son savoir-faire pour développer un bio-fertilisant qui permettra aux plantes d'utiliser le P du sol et d'utiliser les minerais de phosphate provenant des réserves importantes du Québec.