Signalisation cellulaire par le c-diGMP chez Clostridium difficile : étude génétique, transcriptionnelle et fonctionnelle

 

Vincent Burrus

Université de Sherbrooke

 

Domaine : organismes vivants

Programme projet de recherche en équipe

Concours 2010-2011

Le c-diGMP est un messager intracellulaire ubiquitaire chez les bactéries. Il contrôle divers phénotypes (biofilm, motilité, virulence) qui sont autant de réponses adaptatives que les bactéries mettent en place pour faire face à des altérations des conditions environnementales. Le niveau de c-diGMP intracellulaire est contrôlé par les activités de synthèse ou de dégradation d'un nombre variable d'enzymes selon les espèces. Chez Clostridium difficile, 32 gènes conservés semblent directement impliqués dans la régulation du niveau de c-diGMP. C. difficile est un pathogène opportuniste causant des infections nosocomiales graves, comme la colite pseudomembraneuse consécutive à la prise d'antibiotiques.

Pour mieux comprendre comment C. difficile s'adapte aussi bien à la vie dans le sol que dans l'intestin humain, nous proposons d'étudier la signalisation par le c-diGMP de ce microorganisme. Nous allons confirmer la fonction des 32 gènes découverts, déterminer les conditions qui déclenchent leur expression et activent les enzymes de dégradation ou synthèse de c-diGMP qu'ils codent, caractériser les phénotypes associés à l'augmentation ou la diminution du niveau intracellulaire de c-diGMP et mesurer l'expression des gènes impliqués dans la virulence et la motilité de C. difficile en fonction du niveau de c-diGMP.

Ces travaux, uniques et originaux, permettront non seulement de mieux comprendre l'émergence et la réémergence de C. difficile en tant que pathogène humain, mais aussi de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles pour de nouveaux médicaments visant les voies de signalisation par le c-diGMP.