Vers une meilleure compréhension du transport aqueux et évasif du carbone dans un paysage forêt-tourbière en zone de pergélisol discontinu en dégradation rapide

 

Oliver Sonnentag

Université de Montréal

 

Domaine : environnement

Programme projet de recherche en équipe

Concours 2013-2014

Depuis des millénaires, les tourbières boréales et subarctiques jouent un rôle de puits de carbone (C) à long terme, en raison de leur production primaire annuelle nette qui excède les pertes respiratoires de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4), les pertes évasives de CO2 et de CH4, ainsi que les pertes de C sous forme liquide par le drainage hydrologique des tourbières. Une grande proportion des tourbières nordiques au Canada sont constituées de sol gelé en permanence (pergélisol) qui dégèle en surface pendant la saison chaude suite à une croissance très courte lors de la saison froide. La compréhension actuelle des cycles d'énergie, de l'eau et du C suggère que la forêt boréale et les écosystèmes tourbeux se trouvant dans la zone de pergélisol discontinu sont très sensibles aux changements climatiques.

Les conséquences du dégel du pergélisol se trouvant sur les plateaux forestiers tourbeux comprennent une diminution de la couverture forestière et l'affaissement de la surface du sol, ce qui mène à la formation et à l'expansion de l'effondrement de tourbières ombrotrophes et de chenaux marécageux en réponse à des conditions climatiques plus humides.

L'objectif du projet proposé est de mieux définir le transport du C évasif et sous forme liquide dans les tourbières forestières boréales de l'ouest du Canada, caractérisées par une dégradation rapide du pergélisol discontinu. Les résultats de la recherche proposée permettront l'estimation du budget net du C écosystémique (BNCE) pour un des paysages les plus sensibles au Canada, en plus d'une quantification des différentes composantes du BNCE mesurées à des échelles spatiales complémentaires.