L'empreinte de la Terre pour détecter des planètes habitables



Beaucoup d'astronomes ont les yeux rivés sur TRAPPIST-1, ce système d'exoplanètes découvert en février 2017 qui pourrait contenir des planètes potentiellement habitables. C'est aussi le cas de l'étudiante de premier cycle en physique Evelyn Macdonald et du professeur aux départements de physique et de sciences terrestres et planétaires, Nicolas Cowan, de l'Université McGill, qui ont caractérisé l'empreinte spectrale de notre atmosphère à l'aide d'un système de détection permettant de déterminer si ces exoplanètes abritent effectivement des formes de vie.

Notre atmosphère étant composée en partie de méthane et d'ozone, ce sont ces molécules qui ont mis la puce à l'oreille des chercheurs. 

Pour faire cette caractérisation, ils ont observé le spectre de transit de la Terre. Ainsi, lorsqu'une planète passe devant son étoile, elle bloque une fraction de la lumière. Toutefois, une petite partie est filtrée par l'atmosphère. C'est ce spectre lumineux qui a intéressé les chercheurs, puisqu'il permet d'identifier certaines des molécules présentes. En effet, celles-ci absorbent la lumière à des intervalles particuliers de longueurs d'onde. Après avoir compilé les données générées par le satellite SCISAT, ils savent maintenant quel signal observer pour déterminer si une planète en transit pourrait ou non abriter une forme de vie.

Notre atmosphère étant composée en partie de méthane et d'ozone, ce sont ces molécules qui ont mis la puce à l'oreille des chercheurs. Leur présence simultanée constitue un indice fort encourageant de la présence de vie, même si elles risquent de se retrouver dans des proportions variables sur des planètes habitables à l'extérieur de notre système solaire. Les chercheurs auront bientôt l'occasion de mettre en pratique leur découverte sur le télescope spatial James Webb, qui devrait décoller en 2021. Dès sa première année d'opération, cet instrument fournira des données sur les exoplanètes de TRAPPIST-1 situées dans la zone « habitable » et précisément sur les planètes en transit. Si la présence d'une atmosphère est détectée, ils pourront alors comparer l'empreinte spectrale de la Terre à celles de ces planètes.